Volume
Valenciennois

Le président des Trois Jours Gourmands promet un « salon magnifique » pour cette 32ème édition, totalement délocalisée

Le 08/11/2023 - 33358 vues

Par Dorian Marchiset

Les Trois Jours Gourmands accueilleront les visiteurs dans la salle des pendus du site minier de Wallers, à partir de ce vendredi (17h). Pour la première fois cet événement quitte la ville de Saint-Amand-les-Eaux. Rencontre avec Jérémie Glorieux, président de la commission de l’évènement.

Les Trois Jours Gourmands, qu'est-ce que c'est ?

« C’est la possibilité de venir rencontrer directement des producteurs. Ce sont des producteurs de toutes sortes, qui font des liquides ou des solides de partout en France et à l’étranger. Cette année il y a notamment des Grecs et des Argentins. Le but est réellement d'offrir pour une somme modique un échange qui va passer par une dégustation généreuse et la découverte de produits. Le tout grâce à une soixantaine d’exposants que nous avons choisi sur le volet.

 

Vous n’étiez pas à Wallers auparavant, pourquoi avoir changé le lieu de cet événement ?

On a pendant longtemps été au Pasino, mais on a dû le quitter parce qu’il n’y avait plus de place pour nous après les travaux. Une des raisons principales pour lesquelles on est ici, ce sont les finances. Le Lions Club de Saint-Amand-les-Eaux veut toujours faire les Trois Jours Gourmands à Saint-Amand, mais cette année ce n’était pas possible. L’inflation est passée par là et on ne pouvait pas équilibrer notre budget. La CAPH (Communauté d'Agglomération de la Porte du Hainaut) est venue nous aider et nous a proposée ce magnifique site qu’est la salle des pendus, la salle Perry et plus généralement le site minier d’Arenberg. On a eu quelques états d’âme à l’idée de quitter Saint-Amand, avec qui on reste en partenariat et en bonne entente. Mais là, c'était une évidence. Les visiteurs vont découvrir un salon magnifique pour la 32ᵉ édition.

 

« On attend entre 8 000 et 10 000 spectateurs »

 

Craignez-vous une baisse de la fréquentation en raison de cette délocalisation ?

C’est une crainte que l’on a chaque année. Que l’on soit au même endroit ou non. L’année dernière, c'était déjà le cas puisqu’on était sous un chapiteau, mais les gens ont répondu présent. Cette année, pour compenser cette crainte, on a augmenté la communication. On est toujours généreux en communication, c’est aussi un deal avec les exposants qui relaient tout ça. Pour la première fois, on fait des e-tickets (en ligne). On attend entre 8 000 et 10 000 spectateurs. Ce sont les chiffres qu’on a eu lors des éditions précédentes.

 

Vous comptez rester au site minier pour les prochaines années ?

Pour le moment, je ne sais pas. Honnêtement, je me sens très bien ici. Les équipes font un travail extraordinaire et répondent à toutes nos attentes. Je remercie vraiment la CAPH et son président (Aymeric Robin) pour l'accueil qu'ils nous portent. Au final, j’avoue que personnellement, ça ne me déplairait pas que les Trois Jours Gourmands sur le centre minier d’Arenberg se pérennisent.

 

« Le "pape"du vin en France, voire dans le monde »

 

Vous évoquiez des raisons financières, est-ce que les Trois Jours Gourmands ont atteint un plafond de verre ou est-ce le résultat de l'inflation ? 

Ça fait plusieurs années que l’on est touché par l’inflation, et on le sera peut-être de nouveau prochainement, même si je ne l’espère pas. Et un plafond de verre, j’oserais dire que non. On est une association et on ne voudrait pas devenir une foire totalement commerciale, avec notamment une multiplication des stands. C’est quelque chose que l’on ne veut pas, on reste toujours sur une soixantaine de stands. En réalité, c’est un plafond que l’on se fixe nous-mêmes et on est heureux comme cela. On fait aussi ça pour les exposants. Plus de stands, ce serait du spectacle pour les visiteurs, mais plus compliqué pour les producteurs, qui traversent parfois la France pour venir et qu’on veut aider et remercier. En 2021, on avait baissé le prix des places pour les exposants d’environ 15 % pour leur permettre de venir malgré la forte inflation.

 

Qui pourra-t-on retrouver lors de ce rendez-vous ?

Il y aura de nouvelles têtes. Le monde viticole est bien représenté. Il y a, par exemple, Henri Ramonteu qui fait du Jurançon. Il est considéré comme le "pape" du vin en France, voire dans le monde. De même avec le châteauneuf du pape - pas noté au guide NHF en France -, qui, sur les guides internationaux, a souvent une note de 96 ou 97 sur 100. On a énormément de chance de les avoir.
Il y aura aussi une maison argentine : le vignoble de Los Andes, qui nous rejoint pour la première et qu’on voulait depuis un petit moment. Sur les solides, on retrouve des producteurs de fruits déshydratés ou des producteurs d’olives venant du sud. On essaye de faire découvrir aux spectateurs des choses qu’ils ne connaissent pas du tout. »



Autres actualités pour Valenciennois :

La caravane du plein emploi solidaire à Valenciennes, comme un symbole pour les acteurs du territoire

Le 12 Juin 2024

De passage à la maison de quartier Beaujardin de Valenciennes, la caravane du Plein emploi solidaire a permis un moment d’échanges entre les acteurs qui luttent contre la privation durable d’emploi.

CNO

Policier, il possédait une multitude d’armes à feu et de grenades à son domicile

Le 10 Juin 2024

Passé devant le juge le 28 mai, un policier a été condamné pour détention de nombreuses armes non déclarées. Le policier a été reconnu de toutes les accusations le visant.

CNO

Avec Retrocar Hainaut, un ballet de voitures anciennes dans les rues du Valenciennois

Le 06 Juin 2024

Voitures de collection ou souvenirs du passé, de nombreuses automobiles anciennes seront mises à l’honneur ce week-end à l’occasion de Retrocar Hainaut. Pour sa dixième édition, une exposition est même organisée au niveau du square Gosset de Valenciennes. 

CNO

Féminicide à Bruay-sur-l’Escaut : un lâcher de ballons pour rendre « un dernier hommage » à Zahia, tuée par son conjoint

Le 05 Juin 2024

Un lâcher de ballons était organisé en hommage à Zahia, tuée par son conjoint vendredi dernier au domicile familial, à Bruay-sur-l’Escaut. La tristesse et la colère restent pesantes, six jours après le drame. 

CNO

Salon du chiot de Valenciennes : « une dizaine de chiots morts et au moins autant d’hospitalisés »

Le 03 Juin 2024

À la suite du salon du chiot de Valenciennes au début du mois de mai, plusieurs des jeunes animaux achetés sont décédés. Des chiots au schéma vaccinal parfois suspect et dont les ventes ne sont pas toujours légales.

CNO

Pharmacies en grève : la pénurie de médicaments, le cœur du problème

Le 29 Mai 2024

Les pharmaciens de toute la France seront en grève ce jeudi. Leurs réclamations sont nombreuses et concernent notamment la pénurie de médicaments, quotidienne depuis plusieurs années. 

CNO

Deux couples de Beuvrages accumulaient des bénéfices en revendant des cigarettes du Luxembourg

Le 28 Mai 2024

Plus de 10 000 euros retrouvés chez l’un des deux couples, 500 euros chez l’autre. Si aucun lien de trafic en bande organisée n’a été relevé par le tribunal de Valenciennes, les prévenus ont néanmoins écopé de peines avec sursis.

CNO

Incendies, tensions… À Quarouble, un conflit de voisinage termine sur les bancs du tribunal

Le 17 Mai 2024

Un habitant d’un quartier quaroubain, à la frontière belge, était jugé en comparution immédiate fin avril pour dégradations du bien d’autrui. L’audience a été repoussée. 

CNO

Embar(o)quement immédiat, un festival qui met en avant la rencontre avec les artistes

Le 09 Mai 2024

Le festival Embar(o)quement immédiat prend place dans le Valenciennois à partir de ce vendredi et jusqu'au 2 juin. Au programme, de la musique, du théâtre ou encore de la danse avec un thème en commun : l'époque baroque.

CNO

Les Turbulentes : la météo capricieuse n’a pas empêché les festivaliers de battre le pavé… à la (re)découverte des « Misérables » !

Le 04 Mai 2024

Pour sa vingt-sixième édition, le festival des Turbulentes n’a pas échappé à la pluie, mais il en fallait bien plus pour désabusser les festivaliers, ce samedi. Une importante foule a notamment assisté, trempée mais morte de rire, aux « Misérables » de la troupe Les batteurs de pavés.

CNO